Robert Picqué: Il faut maintenir l’offre de soins publique

Voici l’intervention de Jacques Padie à propos de l’avancée du projet Bahia, de fusion entre l’hôpital Robert-Picqué et Bagatelle. Une fusion qui, contrairement aux engagements pris, ne maintien pas l’offre l’actuelle mais l’affaiblit bel et bien.

« Monsieur le Président, Chers collègues,

En mai 2016, notre Conseil avait adopté unanimement une motion d’inquiétude et de soutien aux personnels et usagers de l’hôpital Robert-Picqué.

Depuis un an, les projets de fusion entre cet hôpital et la fondation Bagatelle ont bien avancé. Ils ont hélas avancé dans le dos des personnels des deux structures et sans concertation non plus avec le comité de défense de l’hôpital public.

Le projet BAHIA, signé en décembre dernier, a donc été présenté à postériori et il continue à poser question. Il prévoit la concentration des activités sur le seul site de Bagatelle, permettant à la Fondation de trouver des perspectives financières plus favorables.

Ce projet n’est pas sans poser des problèmes de voirie et de circulation sur une route de Toulouse déjà saturée. Mais surtout, ce projet confirme qu’alors que 750 personnels œuvraient à Robert-Picqué, il n’y en aurait plus que 250 sur le nouveau site.

Dans ces conditions, on voit mal comment l’agence régionale de santé (ARS) peut encore parler de maintien de l’offre de soin.

C’est pourtant cet aspect que la motion votée ici mettait en avant, exigeant de « l’Etat, via l’ARS, (qu’il) s’engage concrètement pour que cette offre de soins publics ne disparaisse pas du Sud de l’agglomération. Celle-ci pourrait se maintenir sur le site actuel ou se développer au travers d’un pôle public de santé (Bagatelle/Robert-Picqué), avec les mêmes missions qu’aujourd’hui et la préservation des emplois et des statuts des personnels. » Ces exigences ne semblent pas assurées par le projet acté en décembre dernier.

Pourquoi alors celui-ci a-t-il été validé par certains élus ? Pourquoi ne pas avoir envisagé une autre option que la seule concentration sur Bagatelle ? Nous regrettons pour notre part l’écart entre les exigences actées dans la motion de mai 2016 et les solutions actées en décembre de la même année.

Et nous continuons de soutenir les actions du comité Robert-Picqué qui pose à juste titre la question de l’offre publique de santé dans un secteur en fort développement démographique. Ce secteur de la santé déjà en souffrance, comme l ’a —entre autre-– montré la récente grève des services de néonatalité au CHU de Pellegrin.

Nos actions doivent aller dans le sens du renforcement de l’offre de santé publique. »

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