Scandale: Euratlantique siphonne les emplois existants !

Communiqué de presse de Max Guichard, président du groupe communiste à la CUB et Vincent Maurin, conseiller municipal de Bordeaux et conseiller communautaire.

Euratlantique siphonne les emplois de la CUB, il faut arrêter ça !

Le bureau de CUB du 5 décembre dernier a été l’occasion d’une présentation par le directeur général de l’OIN Euratlantique. Présentation au cours de laquelle il a donné une information très alarmante : 70% des emplois installés dans le cadre du quartier d’affaires d’Euratlantique seront des emplois « endogènes ». C’est-à-dire que ces emplois existent déjà sur le territoire de la CUB et qu’ils seront délocalisés sur Euratlantique. Exemple : la Caisse d’Epargne aujourd’hui installée au Lac et à Mériadeck va regrouper ses activités sur la zone de l’OIN. Qui peut croire que cela va créer des emplois ? Dans ces grands groupes là, quand on regroupe, c’est pour faire des « économies d’échelle » !

Ainsi, alors que cette opération d’intérêt national nous a été vendue comme un gage de « l’attractivité nouvelle de la métropole bordelaise », il est maintenant avéré qu’elle ne constitue ni plus ni moins qu’une opération de siphonage de l’emploi du territoire doublée d’un appel à « l’économie d’échelle » pour les grands groupes. C’est un scandale !

Nous demandons donc un moratoire sur cette opération et qu’un nouveau séminaire soit réuni autour des enjeux de ces quartiers. Si le maire de Bordeaux, Alain Juppé, semble de se satisfaire de cette situation qui « arrange » ses affaires bordelaises, il n’y a pas de raison que le président de la CUB et président du conseil d’administration d’Euratlantique, Vincent Feltesse, accepte ce siphonage qui va toucher toutes les villes de la CUB.

Les élus communistes ont des propositions concrètes pour ces quartiers, qui ont jusqu’à présent été ignorées : plus de logements, notamment de logements sociaux ; plus de services publics, notamment nécessaires aux populations très fragiles de ces quartiers ; et s’appuyer enfin sur les véritables atouts du quartier : faire marcher ensemble le fleuve et le rail pour chasser les camions du cœur de l’agglomération, voilà qui serait créateur d’emploi.  Comme nous l’avons dit pour le site de Marie-Birzard, ces quartiers peuvent héberger de nouvelles activités artisanales et semi-industrielles qui sont si mal accueillies au cœur de ville.

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