Tram-train et ligne D: d’autres modes sont à développer

La cour administrative d’appel de Bordeaux vient de rétablir les déclarations d’utilité publique sur la ligne D du tramway et sur le tram-train du Médoc. Voici la réaction des élus communiste du quadrant Nord-Ouest de l’agglomération:     

                                                                                                                                                                       Eysines, le 22 juillet 2015

 

Nous prenons acte de la décision de la cour administrative d’appel de Bordeaux qui valide les dossiers d’enquête publique de la ligne D du tramway et du « tram-train » du Médoc.

Cet arrêt de la cour d’appel permet le lancement des travaux de la ligne D du tramway qui desservira les communes de Bordeaux, Le Bouscat et Eysines et annonce l’achèvement des travaux sur le « tram-train » du Médoc reliant notamment Bordeaux, Bruges et Blanquefort.

Malgré le coût élevé de ce mode de transport, la justice entérine les décisions politiques prises par les différents élus des collectivités concernées.

Sur le quadrant Nord-Ouest de la Métropole bordelaise, les élus communistes d’Eysines, de Blanquefort, de Bruges et du Bouscat demeurent convaincus que d’autres modes de transport, complémentaires au tramway, devraient être développés : la ligne de ceinture SNCF, le TER, les navettes fluviales à Blanquefort et Parempuyre notamment, les lignes de bus, les transports à la demande.

Les élus communistes restent disponibles pour décider et construire avec les citoyens les transports publics collectifs de demain au service de toute la population.

                                                                       Véronique JUSOT, Eysines

                                                                       Lucie BELRAIN, Bruges

                                                                       Nicolas ONG, Eysines

                                                                       Jacques PADIE, Blanquefort

                                                                       Gérard AYNIE, Bruges

                                                                       Patrick ALVAREZ, Le Bouscat

Fraude dans le réseau: ce sont des embauches qu’il faut !

A l’occasion du dernier conseil de Bordeaux Métropole, Lena Beaulieu est revenue sur la lutte contre la fraude dans le réseau bus de l’agglomération. Lutte qui était au coeur du conflit qui a privé Bordeaux de bus et tramways le 21 juin dernier.

La fête de la musique vient d’être perturbée par le conflit qui agite notre délégataire Kéolis. On pourrait longtemps polémiquer sur la pertinence du choix de cette date, mais l’essentiel n’est pas ici. En effet la source du conflit vient de la volonté de la direction de Kéolis d’inciter les chauffeurs à faire le contrôle à l’entrée des bus. Or, c’est une transformation fondamentale de leurs missions. Ce n’est en effet pas la même chose que d’assurer la conduite d’un bus, l’accueil du public dans un bus, et de se transformer en personnel de contrôle.

Outre que cela change la relation au public cela pose aussi des questions de sécurité supplémentaires pour ces chauffeurs, qui peuvent se retrouver seuls face à des usagers qui n’ont nullement l’intention de payer leur titre de transport. Ce n’est pas le même métier que de contrôler un bus ou un tram avec une équipe de contrôleurs, et se retrouver seul face à l’usager.

Le nœud de ce conflit vient de l’objectif du taux de fraude qui est contenu dans le contrat de DSP et que le délégataire a toutes les peines du monde à atteindre. Pourtant des solutions existent qui ont montré toute leur pertinence et que les salariés portent, et dont ils vous ont fait part.

  1. La mise en place d’une bande audio systématique à l’ouverture des portes incitant à la validation.
  2. La VSE (validation systématique à l’entrée) c’est-à-dire, un binôme composé d’un conducteur, et un agent de maitrise qui incite systématiquement à la validation des titres de transport.

Tout cela relève bien évidemment de la prévention de la fraude. Sur l’aspect répressif il faut que le délégataire mette les moyens humains, c’est à dire qu’il embauche des contrôleurs à temps plein. Je dis bien à temps plein, et non des hommes ou des femmes, qui 15 jours seraient contrôleurs et les 15 autres jours seraient chauffeurs. Car dans ces cas là le retour sur les lignes peut s’avérer fort délicat pour ces contrôleurs.

Voilà les quelques remarques que nous voulions faire.

 

Transports: le tout-tramway épinglé

M GuichardMax Guichard est revenu lors du dernier conseil de CUB sur le rapport de la Cour régional des comptes sur les transports urbains de la CUB. Un rapport qui remet bien des choses en place, notamment sur la conception « en étoile » du réseau de transports sur la CUB.

« Tout d’abord permettez-moi de m’étonner une fois encore devant le rôle que se sont au fil du temps octroyé les magistrats de la Cour des comptes. Ils se placent le plus souvent en gardiens du temple de la bonne conscience libérale. C’est une dérive dangereuse pour notre démocratie. Nous ne refusons pas le contrôle de gestion, bien au contraire, et c’est là tout le rôle de la cour des comptes. Mais vous conviendrez, chers collègues, que ce rapport va bien au-delà. Si cette juridiction joue un rôle d’organisme d’évaluation des politiques publiques, alors des critères clairs doivent être établis, débattus et maitrisés de tous. Dans tous les cas, il n’y a qu’un seul juge pour évaluer les politiques publiques, c’est le peuple. Continuer la lecture de Transports: le tout-tramway épinglé