Tranformer les pôles de compétitivité en pôles de coopération

Les pôles de compétitivité changent de nom mais les logiques restent les mêmes. Dans le domaine agro-alimentaire, Prod’Innov devient en partie Agrimip mais continue de recevoir massivement de l’argent public pour financer la recherche-développement des grands groupes et baisser le coût du travail. Une logique à laquelle Claude Mellier a demandé au nouveau gouvernement de mettre fin. Continuer la lecture de Tranformer les pôles de compétitivité en pôles de coopération

Refuser cette péréquation qui ne fait que répartir les miettes

Prendre aux communes riches pour donner aux pauvres. L’affichage de principe du Fonds de péréquation intercommunal (FPIC) paraît indiscutable. Et pourtant, même après son tripatouillage au Sénat, ce fonds de péréquation horizontale continue d’amputer les capacités budgétaires de territoires dont on ne cesse de dire qu’ils sont des outils indispensables pour lutter contre la crise. Opposés au FPIC sur son principe, les élus communistes de la CUB se sont donc abstenu quant à son application sur l’agglomération. Intervention de Jean-Claude Galan.

Nos collectivités territoriales viennent de traverser une période de chamboulement fiscal intense. Avec pour conséquence, chacun en convient désormais, un accroissement de la dépendance de nos budgets vis-à-vis des dotations d’Etat et une moindre autonomie de décision, sur la fiscalité des entreprises notamment.

Conscient des inégalités que génère ce système, le législateur a bien été obligé de mettre en place une méthode de correction de celles-ci. C’est ainsi qu’est né, à l’automne dernier, le Fonds de péréquation des ressources intercommunales (FPIC). Dans son affichage, le principe de ce FPIC peut paraître indiscutable puisqu’il s’agirait de mettre en place une correction entre les communes elles-mêmes, en estimant qu’il est juste de prendre aux communes ou regroupements de communes « riches » pour donner aux « pauvres ».

Pour les élus communistes, lutter contre les inégalités territoriales c'est d'abord lutter pour le maintien et le développement des emplois dans nos villes. Ici Claude Mellier auprès des salariés de Cofinoga à Mérignac.

Une belle intention qui se confronte à une réalité plus complexe. Après un premier rejet par le Sénat, ce Fonds a été l’objet de négociations afin de créer le moins de mécontentement possible. Mais le résultat reste inchangé : alors que nos communes et agglomérations ont été priées de se priver de ressources importantes, il leur est aujourd’hui demandé de se répartir les miettes entre elles. Ainsi, notre agglomération est ponctionnée de 1,3 millions d’euros cette année. Selon les simulations effectuées, elle pourrait l’être de presque 9,5 millions en 2016, soit 13 euros par habitant. Et en l’état, nous ne voyons pas en quoi ce fonds répare une quelconque inégalité puisque, bien qu’épargnées par la ponction, les villes les plus défavorisées de l’agglomération (celles de la Rive droite) seront bel et bien impactées par la réduction de moyens disponibles à la CUB.

Non seulement la justice n’est pas au rendez-vous mais ce sont toujours les mêmes, les habitants par leurs impôts, qui sont mis à contribution. Et pendant ce temps, grâce à une réforme injuste, le monde économique continue d’échapper à la solidarité territoriale. Prenant en compte le changement de majorité parlementaire, nous estimons indispensable et urgent l’abandon de cette péréquation même rafistolée. Et nous demandons que la solidarité entre les territoires soit au cœur d’une réforme fiscale qui intègre de nouveau la création de valeur ajoutée par les travailleurs de dans les entreprises. C’est là qu’est la véritable richesse à se partager.