Hourcade: une visite et des urgences

L’alerte avait été donnée début décembre par les cheminots et la CGT : déjà très affaiblie, l’activité de la gare de triage d’Hourcade est gravement menacée. Alors que la SNCF décidait la fermeture de l’atelier de réparation des wagons dans lequel travaillaient 34 cheminots, le passage des équipes de contrôle des installations avait provoqué la fermeture de nombreuses voies. La faute à l’absence d’entretien régulièrement dénoncé pas les syndicats et assumé par la direction de la SNCF. Continuer la lecture de Hourcade: une visite et des urgences

Voie ferrée d’Ambès. Un pas pour développer le fret, ferroviaire et fluvial

C’est en tant que vice-présidente en charge des infrastructures routières et ferroviaires que Claude Mellier inaugurait hier la ligne de fret du bec d’Ambes rénovée. Cette ligne ferroviaire entre Ambès et Bassens dessert les industries de la Presqu’île. Une rénovation qui met l’accent sur le besoin de mieux connecter le fleuve au réseau ferré, sur l’ensemble de l’agglomération.
Voici l’intervention prononcée par Claude Mellier lors de cette inauguration, devant le ministre des Transports, M. Vidalies, le président du conseil régional Alain Rousset, le PDG de SNCF-Réseau, M. Jeantet et le directeur du Grand Port maritime de Bordeaux, M. Masson.

« Je veux vous dire, mesdames, messieurs, tout le plaisir que j’ai à inaugurer à vos côtés cette ligne ferroviaire rénovée, au nom du président de la Métropole, Alain Juppé.

C’est une prouesse que les services de la Métropole, du Grand Port Maritime, de l’Etat et de SNCF-Réseau ont réalisé en menant à bien ces travaux dans un délai aussi court et avec des contraintes aussi fortes. Nous le devons pour beaucoup à la volonté de votre ministère, M. Vidalies, qui entend mener rapidement des expérimentations sur les lignes ferroviaires capillaires. Nous le devons aussi, je dois le dire, à l’engagement des maires de Ambès, de Saint-Louis de Montferrand, Ambarès-et-Lagrave et Bassens qui ont été exigeants mais n’ont pas compté leur temps pour permettre que les travaux se réalisent dans les meilleures conditions et qu’ils produisent un résultat de la meilleure qualité possible. Nous le devons aussi à la disponibilité des entreprises, fortement pénalisées par la vétusté de cette ligne, qui ont parfaitement adapté leur activité aux nécessités de ces travaux de rénovation.

Ces travaux étaient urgents, vous le savez, tant cette ligne est vitale pour l’activité de nombreuses entreprises de la Presqu’île. Jusqu’à 6000 wagons transitent chaque année sur les 15 km de cette ligne. Sans elle, 1 500 camions chargés de matières dangereuses sillonneraient les routes et mettraient en danger soit les populations soit la pérennité des activités économiques concernées. Le financement de cette rénovation, assuré par l’Etat, la Région, SNCF-Réseau, l’Union européenne et Bordeaux-Métropole était donc une première étape indispensable.

Cela a été fait en prenant en compte les besoins liés à la gestion hydraulique sur la presqu’île. 80 ouvrages hydrauliques ont été identifiés par la SNCF : 50 sur des fossés, qui auront été nettoyés à la fin de ces travaux ; 12 sur des jalles dont le nettoyage sera mutualisé dans le cadre du plan d’actions pour la prévention des inondations ; restent 16 ouvrages pour lesquels la SNCF doit lancer des études complémentaires.

Cela fait partie des éléments que les élus locaux auront à cœur de suivre dans le temps. C’est aussi le cas de l’étude que doit mener le Grand Port pour envisager un tracé alternatif au niveau d’Ambarès-et-Lagrave. Les élus et la population de cette ville y sont attachés et ce tracé a un intérêt indéniable puisqu’il permettrait un raccordement direct au faisceau ferroviaire de la zone industrialo-portuaire de Bassens.

Nous le voyons bien, au travers de cette ligne, c’est la question du développement plus massif du transport ferroviaire qui est en jeu. C’est je crois, la raison de votre intérêt pour cette rénovation, monsieur le Ministre. C’est un enjeu majeur sur lequel j’interviens pour ma part très régulièrement au sein du conseil métropolitain. Je ne suis en effet pas de ceux qui pensent que l’activité industrielle doit être remisée loin des zones urbaines. C’est au contraire au rapprochement entre lieux de production, lieux d’habitation et lieux de consommation qu’il faut réfléchir. Et ce d’autant plus dans une métropole comme la nôtre où le fleuve a depuis longtemps été un vecteur de développement des activités humaines.

Le Grand Port est un outil d’une valeur inestimable auquel il faut prendre grand soin. Mieux le connecté au réseau ferroviaire, comme ont su le faire nos voisins de La Rochelle, est selon moi un enjeu primordial. Nous avons de mon point de vue le même type d’enjeux autour du Marché d’intérêt national de Brienne, au cœur de l’opération d’intérêt national Euratlantique, auquel il faut offrir une desserte ferroviaire et fluvial qui transforme en profondeur la gestion des transports de marchandises sur notre agglomération.

Evidemment, ceci serait plus facile si le fret ferroviaire avait été depuis longtemps une priorité des décideurs politiques et de l’opérateur national. Comme mes amis syndicalistes cheminots, je fais l’amer constat d’un abandon total de ce chantier.

Ceci m’amène enfin à la gestion de cette ligne dans l’avenir. Comme prévu à l’issue de ces travaux, la gestion de la ligne va être transférée au Grand Port de Bordeaux. Celui-ci a réalisé un travail important pour partager cette gestion avec SNCF-Réseau et une société de maintenance ferroviaire. Nous avons les bons outils pour une gestion de proximité, en liaison avec le réseau national. Les élus communaux et de la Métropole ont émis le souhait d’être toujours associés à ce processus. Je crois que c’est dans l’intérêt général.

Voici, monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, les quelques mots que je voulais dire au nom du président Alain Juppé. Insistant sur le fait que la réussite que nous inaugurons aujourd’hui, produit de la conjonction du travail entre l’Etat, la Région, la Métropole, la Grand Port et la SNCF, c’est donc d’abord la réussite du service public dans toutes ses dimensions. Il n’est pas inutile de le rappeler, surtout quand il est ainsi mis au service du développement économique, dans le respect de son environnement et des populations. »

Des bus sur l’A10 ? Et si on commençait par des trains sur les rails !?

Le conseil de métropole du 29 avril a validé le principe d’une étude pour la circulation d’autobus sur l’autoroute A10 entre Saint-André-de-Cubzac et la rocade. Une initiative qui a le mérite de poser le principe du développement des transports en commun mais qui pose quelques questions, notamment d’articulation avec le ferroviaire. Ce qu’a développé Claude Mellier dans son intervention :

« Il est beaucoup question dans ce rapport du séminaire organisé en juillet 2015, portant sur l’utilisation des bandes d’arrêt d’urgence, sur la Rocade comme sur les autoroutes, pour les transports en commun et le covoiturage. Ce séminaire avait mis en évidence les potentialités mais aussi les limites de dispositifs qui peuvent pourtant paraître de bon sens. Continuer la lecture de Des bus sur l’A10 ? Et si on commençait par des trains sur les rails !?