Blanquefort: ce n’est pas à Ford de siffler la fin de la partie !

Conseil métropolitain chargé ce 15 juin puisque les agents de la métropole étaient en grève contre les velléités d’instauration d’une prime au mérite, que le comité de défense de l’hôpital Robert Picqué distribuait à l’entrée du conseil et que celui-ci s’est ouvert par un débat sur l’avenir de l’usine Ford de Blanquefort. Le groupe communiste, par la voix de Max Guichard, a encore exprimé sa colère face à la décision de la multinationale d’engager un plan de licenciements. Pour les élus-es communistes, le bras de fer n’est pas terminé et il est hors de question d’envisager de laisser Ford licencier. Continuer la lecture de Blanquefort: ce n’est pas à Ford de siffler la fin de la partie !

Quand Lesieur tue l’emploi, la CUB subventionne.

PadieLa communauté urbaine a confirmé, le 30 octobre dernier, sa subvention d’investissement pour le site de l’entreprise SAIPOL (Lesieur) à Bassens. Un subvention qui repose le problème de l’utilisation de l’argent public et de la nécessaire interdiction des subventions publiques aux entreprises qui distribuent des dividendes. Voici l’intervention prononcée par  en conseil de CUB. Continuer la lecture de Quand Lesieur tue l’emploi, la CUB subventionne.

Les travailleurs de la CUB attendent le changement !

Voici la tribune du groupe des élus communistes et apparentés parue dans le journal de la CUB du 4ème semestre.

Journal CUB

« Notre pays vient de traverser 10 années de gouvernement de droite ; 10 années de libéralisme, d’exonérations de cotisations sociales et de cadeaux fiscaux aux grands groupes de l’industrie et de la finance. 10 ans pour un résultat : 4,5 millions de chômeurs, des plans de licenciements en pagaille et des territoires abandonnés. Et nos territoires aquitains, girondins et de la CUB ne sont pas épargnés : 56 157 demandeurs d’emplois pour notre seule agglomération, soit 16,4% de la population active. Pire, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi n’ayant plus aucune activité salariée (catégorie A) a augmenté de 8,8% en un an.

Voilà donc le résultat des politiques d’accompagnement de la rentabilité financière. C’est la raison pour laquelle le groupe des élus communistes et apparentés s’oppose systématiquement aux inefficaces systèmes d’exonérations de cotisations et à la substitution de l’argent privé par l’argent public.

C’est le cas des aides financières aux entreprises bénéficiaires : aider les projets industriels prometteur est une chose ; mais verser, sans contreparties réelles  2,5 millions à un géant mondial comme Ford, qui montre plus d’empressement à verser de généreux dividendes à ses actionnaires qu’à tenir ses engagements de réimplanter 1000 emplois sur Blanquefort, cela tourne à l’indécence. C’est pourquoi notre groupe avait proposé que plus aucune subvention ne soit accordée par la CUB à des entreprises versant des dividendes à ses actionnaires. Nous n’avons malheureusement pas été entendus.

Les entreprises françaises, dont toutes les études montrent qu’elles disposent d’une main d’œuvre des plus productive, n’ont pas besoin de cela. Et il faudra bien que la gauche prenne la décision d’inverser les logiques. Qu’elle se montre ferme face aux appétits des marchés financiers et du MEDEF ; qu’elle redonne un avenir à une industrie puissante, innovante, respectueuse des hommes et de leur environnement. C’est, nous le croyons, ce type de changement qu’attendent les travailleurs de ce pays et qui nous permettra d’atteindre l’objectif de 75 000 emplois créés sur la CUB d’ici 2030. »