Une charte pour encadrer les dérives de l’ubérisation sur nos trottoirs..

Face aux excès de l’ubérisation et ses dérives qui envahissent nos trottoirs, Bordeaux Métropole veut imposer une charte aux opérateurs de vélo, trottinettes et scooter électriques.

Max Guichard, président du groupe communiste est intervenu:

« Il nous est proposé ici de voter une Charte tentant d’encadrer les usages des opérateurs qui aujourd’hui inondent nos communes de vélos, trottinettes ou scooters en libre-service.
Nous sommes aujourd’hui confrontés à l’ubérisation de nos villes qu’on veut nous vendre comme un progrès, et l’étape ultime de la liberté alors que ce n’est que l’étape ultime du libéralisme sauvage s’affranchissant de toutes les règles publiques et de droit du travail.
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Fraude dans le réseau: ce sont des embauches qu’il faut !

A l’occasion du dernier conseil de Bordeaux Métropole, Lena Beaulieu est revenue sur la lutte contre la fraude dans le réseau bus de l’agglomération. Lutte qui était au coeur du conflit qui a privé Bordeaux de bus et tramways le 21 juin dernier.

La fête de la musique vient d’être perturbée par le conflit qui agite notre délégataire Kéolis. On pourrait longtemps polémiquer sur la pertinence du choix de cette date, mais l’essentiel n’est pas ici. En effet la source du conflit vient de la volonté de la direction de Kéolis d’inciter les chauffeurs à faire le contrôle à l’entrée des bus. Or, c’est une transformation fondamentale de leurs missions. Ce n’est en effet pas la même chose que d’assurer la conduite d’un bus, l’accueil du public dans un bus, et de se transformer en personnel de contrôle.

Outre que cela change la relation au public cela pose aussi des questions de sécurité supplémentaires pour ces chauffeurs, qui peuvent se retrouver seuls face à des usagers qui n’ont nullement l’intention de payer leur titre de transport. Ce n’est pas le même métier que de contrôler un bus ou un tram avec une équipe de contrôleurs, et se retrouver seul face à l’usager.

Le nœud de ce conflit vient de l’objectif du taux de fraude qui est contenu dans le contrat de DSP et que le délégataire a toutes les peines du monde à atteindre. Pourtant des solutions existent qui ont montré toute leur pertinence et que les salariés portent, et dont ils vous ont fait part.

  1. La mise en place d’une bande audio systématique à l’ouverture des portes incitant à la validation.
  2. La VSE (validation systématique à l’entrée) c’est-à-dire, un binôme composé d’un conducteur, et un agent de maitrise qui incite systématiquement à la validation des titres de transport.

Tout cela relève bien évidemment de la prévention de la fraude. Sur l’aspect répressif il faut que le délégataire mette les moyens humains, c’est à dire qu’il embauche des contrôleurs à temps plein. Je dis bien à temps plein, et non des hommes ou des femmes, qui 15 jours seraient contrôleurs et les 15 autres jours seraient chauffeurs. Car dans ces cas là le retour sur les lignes peut s’avérer fort délicat pour ces contrôleurs.

Voilà les quelques remarques que nous voulions faire.

 

Transports: le délégataire gagne la bataille de la calculette

Le dernier conseil de CUB a été l’occasion de revenir sur un énième accord transactionnel entre la CUB et Keolis, qui assure la délégation de service public (DSP) sur les transports. Un accord qui permet au groupe privé de récupéré sa mise. Un accord qui montre surtout la fragilité du service public face aux stratégies des grands groupes. Ce qu’a indiqué Michel Olivier, demandant au conseil de CUB de reconsidérer la possibilité d’une gestion 100% publique des transports en commun. Continuer la lecture de Transports: le délégataire gagne la bataille de la calculette