Fraude dans le réseau: ce sont des embauches qu’il faut !

A l’occasion du dernier conseil de Bordeaux Métropole, Lena Beaulieu est revenue sur la lutte contre la fraude dans le réseau bus de l’agglomération. Lutte qui était au coeur du conflit qui a privé Bordeaux de bus et tramways le 21 juin dernier.

La fête de la musique vient d’être perturbée par le conflit qui agite notre délégataire Kéolis. On pourrait longtemps polémiquer sur la pertinence du choix de cette date, mais l’essentiel n’est pas ici. En effet la source du conflit vient de la volonté de la direction de Kéolis d’inciter les chauffeurs à faire le contrôle à l’entrée des bus. Or, c’est une transformation fondamentale de leurs missions. Ce n’est en effet pas la même chose que d’assurer la conduite d’un bus, l’accueil du public dans un bus, et de se transformer en personnel de contrôle.

Outre que cela change la relation au public cela pose aussi des questions de sécurité supplémentaires pour ces chauffeurs, qui peuvent se retrouver seuls face à des usagers qui n’ont nullement l’intention de payer leur titre de transport. Ce n’est pas le même métier que de contrôler un bus ou un tram avec une équipe de contrôleurs, et se retrouver seul face à l’usager.

Le nœud de ce conflit vient de l’objectif du taux de fraude qui est contenu dans le contrat de DSP et que le délégataire a toutes les peines du monde à atteindre. Pourtant des solutions existent qui ont montré toute leur pertinence et que les salariés portent, et dont ils vous ont fait part.

  1. La mise en place d’une bande audio systématique à l’ouverture des portes incitant à la validation.
  2. La VSE (validation systématique à l’entrée) c’est-à-dire, un binôme composé d’un conducteur, et un agent de maitrise qui incite systématiquement à la validation des titres de transport.

Tout cela relève bien évidemment de la prévention de la fraude. Sur l’aspect répressif il faut que le délégataire mette les moyens humains, c’est à dire qu’il embauche des contrôleurs à temps plein. Je dis bien à temps plein, et non des hommes ou des femmes, qui 15 jours seraient contrôleurs et les 15 autres jours seraient chauffeurs. Car dans ces cas là le retour sur les lignes peut s’avérer fort délicat pour ces contrôleurs.

Voilà les quelques remarques que nous voulions faire.

 

Parcs-relais: les emplois sauvés, il faut maintenir la pression

L’élue communiste de Mérignac, Lena Beaulieu, est revenue sur la situation des 90 agents affectés aux parcs-relais dont l’emploi était menacé.

« Comme les représentantes syndicales de cette entreprise, nous avons obtenu les précisions et engagements nécessaires de Keolis et de la CUB concernant le devenir des 90 emplois de Phone Regie. Sur notre interpellation, le président de la CUB a pris des engagements devant le Conseil de CUB réuni ce 28 novembre.

La crainte des salariés est grande. Notre surprise aussi puisque nous avions fait du respect des accords sociaux un préalable à ce nouveau contrat de DSP. En l’absence, évidemment, de véritable réflexion sur une régie des transports. Continuer la lecture de Parcs-relais: les emplois sauvés, il faut maintenir la pression

Parcs-relais, il faut sauver les 100 emplois qui y sont affectés

La situation des salariés affectés au fonctionnement des parcs-relais sous-traités par Keolis interpelle fortement notre groupe. Suite à un changement de prestataire décidé par Keolis, 100 salariés risquent en effet de perdre leur emploi. Dès la réunion de la commission Transport, le 20 octobre dernier, Lena Beaulieu (Mérignac) avait exprimé les réserves des élus communistes sur une automatisation des parcs relais qui risque d’être dommageable pour le service aux usagers et, nous le voyons aujourd’hui, pour les salariés affectés jusqu’alors à ce service. Il nous avait été répondu que la création d’emplois prévue au contrat conduirait à un solde largement positif.

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