Alimentation urbaine: vite, des actes !

Le dernier conseil métropolitain a vu l’adoption à l’unanimité du Pacte de Milan, pour une alimentation urbaine de qualité et vertueuse écologiquement. Des objectifs partagés par les élus communistes qui, par la voix de Claude Mellier, ont fait quelques propositions plus concrètes:

Max Guichard et les militants du Front de gauche lors de la marche pour le climat, le 29 novembre à Bordeaux.
Max Guichard et les militants du Front de gauche lors de la marche pour le climat, le 29 novembre à Bordeaux.

« Nous partageons l’essentiel du pacte signé aujourd’hui par Bordeaux Métropole. Avec le sentiment que les collectivités sont de plus en plus appelées à signer des pactes de bons principes sans souscrire à des engagements précis en parallèle. Mais c’est sûrement l’esprit de la COP 21 qui nous habite…
Il y a cependant de nombreux domaines sur lesquels notre établissement peut agir pour « assurer une alimentation plus saine à sa population tout en respectant l’environnement ».

Cela aurait pu commencer par ne pas fermer l’abattoir public sur notre agglomération. Mais nous sommes sur ce point satisfaits que le projet porté par le groupement des éleveurs girondins (GEG) avance enfin. Il faudra que ce projet monte en puissance assez vite car les besoins sont très importants et pour l’heure non satisfaits.

Des acteurs de proximité sont en effet disponibles pour favoriser l’alimentation locale, en circuits courts. Notre établissement peut les aider par exemple en poursuivant sa lutte contre l’étalement urbain qui grignote depuis des décennies, les terres agricoles du département. La réponse aux besoins de logements sur l’agglomération est donc aussi une réponse au mieux vivre au-delà même de notre agglomération.

Notre établissement devrait aussi se montrer beaucoup plus volontariste dans la reconstruction d’une filière de logistique fluviale dont l’intérêt en matière agricole pourrait être immense. Cela demande certes des investissements. Mais là aussi, c’est un sujet qui impacte à la fois le mieux vivre, le développement des territoires de l’Aquitaine et l’enjeu de réduction massive du nombre de camions sur les routes de nos départements.

Enfin, je ne peux que m’étonner de la disparition dans les communications métropolitaines, des projets liés aux 55 000 hectares de nature. Ces projets étaient le pendant indissociable des 50 000 logements et assuraient une acceptabilité par les populations de la croissance démographique de notre agglomération.
Nombres de ces projets touchaient à la production agricole, même modestement.

Nous formulons donc le vœu qu’ils soient remis rapidement en chantier. Sans quoi, la signature de cette charte de Milan, comme les satisfécits suite à l’accord issu de la COP 21, pourraient bien apparaître comme de la poudre aux yeux. »

Voir aussi le récent article de Rue89 Bordeaux sur la logistique fluviale.