Tranformer les pôles de compétitivité en pôles de coopération

Les pôles de compétitivité changent de nom mais les logiques restent les mêmes. Dans le domaine agro-alimentaire, Prod’Innov devient en partie Agrimip mais continue de recevoir massivement de l’argent public pour financer la recherche-développement des grands groupes et baisser le coût du travail. Une logique à laquelle Claude Mellier a demandé au nouveau gouvernement de mettre fin.

Nous connaissez l’opinion de notre groupe sur les pôles de compétitivité. Ils ont été construits dans une logique de mis en concurrence, de réduction des « coûts », notamment ceux liés au travail, et dans une logique de substitution des collectivités territoriales aux acteurs du financement de la recherche et développement.

Notons que le pôle rebaptisé Agrimip qui est soumis à notre délibération se démarque sur deux points au moins : liant les acteurs d’Aquitaine et de la région Midi-Pyrénées, il favorise une certaine forme de coopération. Et, avec un taux d’autofinancement de près de 50%, il est au-dessus de la moyenne des pôles de compétitivité qui font généralement appel au financement public pour plus de 70% de leurs budgets.

Nous espérons que le nouveau pouvoir en place saura remettre à plat ces pôles de compétitivité afin de les transformer en véritables pôles de coopération, utiles à l’emploi et à l’innovation aussi bien qu’à l’émergence de nouveaux rapports entre grands groupes et sous-traitants. Des pôles qui devront en finir avec le financement par les collectivités d’efforts de recherche et d’innovations qui sont avant tout profitables aux grands groupes.

Dans cette attente, nous continuons de nous opposer à cette logique de compétitivité et voterons donc contre cette subvention de 30 000 euros.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *