Transport: Décider vite… pour ne rien changer ?

 Suite à une première concertation, le conseil de communauté du 13 avril a été l’occasion d’un débat sur le mode de gestion des transports en commun dans la CUB. Poursuite de la délégation de service public (aujourd’hui à Keolis) ou mise en régie ont été débattus. Avec un avantage pour la seconde option qui a surpris tout le monde. « Il faut décider vite », a argué le président de la CUB, Vincent Feltesse. Vite oui, mais dans le bon sens, répond Max Guichard, au nom du groupe communiste.

Nous pouvons avoir un moment de réflexion sur le type de gestion dont nous devrions nous doter pour un plein développement de nos transports publics. En ce sens, nous pouvons nous appuyer sur le travail conséquent fourni par les jurys (citoyens, associatifs et élus) qui ont débattu récemment de cette question.

Si la méthode de fonctionnement de ces jurys peut prêter à discussion, tant leur cloisonnement n’a pas facilité une approche collective, ces débats soutenus auront tout de même produit des éléments d’analyses, des critères que notre assemblée et vous-même, Monsieur le Président, aurez intérêt à prendre en compte.

Ainsi, seul le jury « Elus », parce qu’il a eu les moyens de bousculer le carcan qui lui était imposé, a produit des conclusions que je souhaite mettre au débat de l’Assemblée : « La gestion publique du service des transports paraît plus apte à répondre à des préoccupations d’aménagement du territoire (environnement, besoins sociaux…) sans cesse en évolution .Il nous semble, en outre, que la gestion publique offre plus de marges de manœuvre à la collectivité pour contrôler la chaîne d’exécution du contrat dans sa globalité. Dans ce cadre, il nous apparaît que le service public de transports de la CUB devrait être géré de manière publique »

Une conclusion qui ouvre ainsi la réflexion pour une gestion publique directe loin de représenter une position purement partisane mais bien une conception d’intérêt général. Ce d’autant plus que les conclusions élaborées par les jurys citoyens et associatifs, sans vouloir parler à leur place, posent des critères souvent structurants de ce type de gestion.

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