Transports: il faudra assurer un clause sociale !

Afin « d’assurer de bonnes conditions de concurrence » pour le choix du prochain prestataire, la CUB a voté le 12 juillet dernier un prolongement du contrat de Keolis. Le choix aurait été plus simple si le service public de transport en commun avait été assumé par… le service public. Un mode de gestion en régie publique qui a été rapidement écarté par tous les groupes de la CUB sauf le groupe communiste. Mais Michel Olivier en a quand même profité pour rappeller que le cahier des charges devait impérativement inclure les conditions sociales maintenues des agents de ce service.

« Lorsqu’il a fallu se prononcer sur le devenir de la gestion des transports sur notre agglomération nous nous sommes prononcés , sans ambiguïté, aucune en faveur de la gestion en régie. Nous continuons à considérer que la guerre que se livrent les grands groupes au niveau européen pour les transports, est préjudiciable au service public et donc aux usagers. La logique du profit, de la rentabilité à tout prix est nuisible à la qualité du service.

Même si nous arrivons dans nos contrats à cadrer juridiquement le déroulé de cette gestion, les groupes privés tentent en permanence de repousser les limites notamment en utilisant à plein la sous-traitance comme je l’ai évoqué lors du dernier conseil. L’une des variables des contrats de transports est bien évidemment les salariés.

Nous avons vécu depuis la signature de ce contrat une volonté permanente du délégataire de remettre en cause les acquis sociaux des salariés de Kéolis, afin notamment d’augmenter la productivité, et donc d’améliorer la rentabilité du contrat.

Dans cette situation, Il n’y a de la part du délégataire aucune volonté d’améliorer le service, mais tout simplement de mettre les salariés au diapason d’un contrat qui de suite s’est avéré déficitaire. Les salariés d’un service public ne peuvent vivre selon les aléas de la concurrence que se livrent les grands groupes privés.

Nous sommes au contraire convaincus que c’est la qualité de leur statut qui est un des atouts de la qualité du service public. Nous ne pouvons recommencer 6 ans comme nous venons de les vivre, et les salariés de TBC ne peuvent vivre avec un pistolet sur la tempe.

Ils vous ont demandé Monsieur le Président des engagements quant à l’insertion dans le futur contrat de clauses sociales. Vous leur avez répondu favorablement dans un courrier. Il faut maintenant que cet engagement se concrétise et nous espérons que dans le cahier des charges à venir tous les éléments demandés seront insérés.

Voilà monsieur le Président les quelques remarques que notre groupe voulait faire, nous voterons bien évidemment cet avenant.

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