Un budget plein de désengagements supplémentaires.

Le groupe communiste s’était abstenu en décembre dernier sur le Budget 2012 présenté par la CUB (http://blog.aquit.fr/cubpcf/2011/12/16/il-faut-sortir-de-la-logique-de-rigueur/). C’est en toute logique que le groupe s’est abstenu sur le budget supplémentaire qui ne fait que confirmer les désengagements de l’Etat. Jean-Claude Galan en a donné l’explication.

Ce budget supplémentaire conforte malheureusement les réserves que nous avions émises en décembre dernier. Satisfaits de l’effort d’investissements, en matières de transports et de logements par exemple, que réalise notre établissement, nous sommes en revanche très inquiets du désengagement de l’Etat et des conséquences de la réforme de la fiscalité locale.

Ainsi, initialement budgétée à 19,8 millions d’euros pour cette année, la participation de notre établissement au financement de la LGV Tours-Bordeaux sera finalement de plus de 36 millions d’euros ! Une mise à contribution accélérée alors même que la CUB est fiscalement paralysée par les réformes Sarkozy.

A l’image de la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) qui a rapporté l’année dernière 600 000 euros de moins que budgétée. Une taxe que la loi ne nous permet pourtant pas d’augmenter de plus de 0,05 points. Sur cet aspect, les déclarations du premier ministre ne nous rassurent pas puisqu’il pourrait tourner le dos à l’abrogation de la réforme des collectivités locales et qu’il semble vouloir acquiescer aux injonctions de rigueur locale assénées par la Cour des comptes.

L'indignation des citoyens et des élus locaux devant l'impossibilité de la municipalité de Floirac de trouver des crédits suffisants pour rénover l'école Léon-Blum avait poussé le président de la CUB à accepter la proposition communiste de réunion d'une conférence bancaire.

Enfin, nous apprenons que 25 millions d’euros d’emprunts sollicités par la CUB sont restés sans réponse. C’est un fait notable qui conforte les craintes que nous exprimons depuis longtemps déjà. Sur ce point, nous vous invitons, Monsieur le Président, à accélérer la convocation d‘une conférence bancaire locale permettant de rappeler les banques à leur devoir de financement de l’économie local et notamment de l’investissement public. Devoir auquel les agences de financement publiques ne peuvent pas seules répondre. Et qui nécessite de revenir enfin sur la sacro-sainte indépendance de la B.C.E.

Ces éléments nous conduisent à renouveler notre abstention sur ce budget.

 

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